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Extrait du magazine La Griffe du Loup  Vol 1, no 2 (2002)

Éditorial (Pierre Tourigny)

Toute l’année durant, le Comité d’action politique motocycliste (CAPM) défend les droits et libertés des motocyclistes face à différents paliers de gouvernement (municipaux, provincial) en plus des différents corps policiers. Il est primordial que d’une façon ou d’une autre le CAPM démontre qu’il a l’appui des motocyclistes.

La Journée du loup est l’événement où tous les motocyclistes doivent prouver au CAPM et aux autorités qu’ils sont mobilisés pour la défense de leurs droits et libertés.

Il ne faut pas attendre d’être acculés au pied du mur pour réagir. À tous les ans, il faut démonter notre mobilisation. S’il y a des problèmes, nous aiderons ainsi à les régler. S’il n’y en a pas, nous démontrerons que nous sommes toujours unis et ainsi enlèverons le goût à certains de nous harceler.

Pour ce qui est des problèmes, nous sommes actuellement très bien servis.  Avec la menace d’une augmentation du coût des plaques qui est omniprésente, l’homologation qui commence à s’étendre à autres choses que les silencieux et les interdictions qui sont très tenaces, nous sommes gâtés. Comme si ce n’était pas assez, un autre vient de faire surface.  La norme DOT sur les casques.  Pour plus de détails, consultez la chronique «Au fond des choses» à la page 19.

Tant qu’il y en aura pour limiter ou attaquer nos droits et libertés, nous devrons prendre au minimum une journée de notre été pour démontrer que nous sommes mobilisés pour défendre nos droits et libertés.  Une seule journée par année pour pouvoir rouler en paix un jour, c’est peu.

Les «adversaires» du CAPM, contrairement à ce que l’on pourrait croire, se tiennent informés du taux de participation aux différents événements.  Les motocyclistes doivent savoir et comprendre pourquoi ils se doivent de participer en grand nombre chaque fois que le CAPM lance un appel.

À ceux qui rapportent les inconvénients de participer à un rassemblement de cette envergure, il faut leur répondre que les conséquences d’un «flop» à la Journée du loup sont 100 fois pires que d’attendre 20 minutes pour avoir un café.

Dans le passé, grâce à la présence des motocyclistes, chaque Journée du loup a eu des résultats dès les jours qui ont suivi (voir l’article d’Éric René page 12). Lorsque le taux de participation est extraordinairement élevé, le rapport de force penche en faveur des motocyclistes.  Malheureusement, l’inverse est aussi vrai. Être présent à la Journée du loup c’est prouver à tout le monde (population, politiciens, corps policiers) que le CAPM a l’appui des motocyclistes comme étant LE représentant face aux autorités en matière de droits.

La Journée du loup bénéficie d’une couverture médiatique de plus en plus grande.  Ce qui a pour effet de faire connaître le CAPM et ses positions qui ne sont pas suffisamment connues.  L’exemple classique est qu’il y a encore trop de gens, même chez les motocyclistes, qui croient à tort que le CAPM défend les «straight pipes». Il y a une exception à la participation à cet événement.  Les seuls qui ne sont pas bienvenus sont ceux qui ont un taux de testostérone incontrôlable en public.  Il s’agit ici de ceux (ou celles) qui se cachent derrière la foule pour faire gronder leur monture, laisser un peu de caoutchouc sur le pavé ou encore les adeptes du monocycle. En résumé, il s’agit des responsables de la plus grosse part de nos problèmes.  Si nous voyons ce genre de personnage agir nous devons réagir très vite.  Prendre ainsi en otage les motocyclistes qui se sont regroupés pour défendre leur passion est inacceptable et impardonnable.

Il faut être présent le 19 mai à St-Hyacinthe, beau temps, mauvais temps, pour le départ à 14h00.  Ne pas être présent c’est donner un chèque en blanc aux législateurs.

Si vous décidez de rester chez vous dans vos pantoufles sous prétexte qu’il ne fait pas beau, augmentez votre budget de pantoufle parce que vous risquez de ne pouvoir faire rien d’autre dans l’avenir.

Pour résumer, le choix est simple: être présent aujourd’hui à la Journée du loup ou être absent des routes du Québec demain.

Nous souhaitons à toutes les femmes, motocyclistes,

passagères ou non, une excellente journée!

 

 

Le monde entier de quelqu’un peut  être assis sur une moto. Soyez vigilants.

Motocyclistes: soyez visibles et prudents en début de saison!

Je me souviens…

Extrait du magazine La Griffe du Loup  Volume 1, numéro 2 (2002)

Mot du Président (Michel Desailliers)

Laxisme = tolérance excessive

Après avoir observé depuis quelque temps ce qui se passait autour de nous au Québec, il m’est devenu apparent, du moins je le croyais, que nos motocyclistes québécois avaient finalement succombé à ce virus. Moi qui croyais que ça ne pouvait arriver qu’aux autres. En effet, comment se tenir debout lorsque tout tombe autour de nous?

Laxisme de notre gouvernement qui laisse pourrir notre système de santé, laxisme des citoyens devant l’inefficacité de nos ministres et députés, notre propre laxisme qui nous amène à hausser les épaules, et tourner le dos pour ne pas voir le patronage éhonté qui sévit, et ce, à tous les niveaux de gouvernements.

Laxisme de La Justice avec les criminels, laxisme même des parents qui ont oublié que nous pouvions dire Non aux enfants sans être emprisonnés.

Alors lorsque l’on constate le manque de participation aux activités qui concernent la défense de nos droits de motocyclistes, ou encore lorsque nos motocyclistes sont, diton, démobilisés, je me dis que ce virus nous a finalement atteints. Mais en y regardant de plus près, il m’apparaît que non! Les motocyclistes québécois non impliqués ne souffrent pas de laxisme car, voyez-vous, ils ne font pas preuve de tolérance excessive lorsqu’ils préfèrent se promener plutôt que de joindre les motocyclistes impliqués pour apporter leur support à la Journée du loup annuelle. Ils ne font pas preuve de tolérance excessive lorsqu’ils prennent tout un quartier en otage en faisant vrombir leurs «Straight Pipes». J’oserais prétendre qu’au contraire, c’est de l’intolérance.

Enfin, la conclusion qui me vient à l’esprit est que nos motocyclistes ne font pas preuve de laxisme, mais que nous sommes plutôt en présence de 4 catégories de motocyclistes au Québec. Les Impliqués: ceux et celles qui sont impliqués dans la défense des droits des motocyclistes. Les Partisans: non impliqués mais qui supportent par leurs contributions ou leur participation. Les Hédonistes: ne sont là que pour leur plaisir. Ils ne feront que passer, mais attention aux traces laissées derrière. Enfin, et malheureusement peut-être, le plus gros groupe: Les « Je m’en Foutistes ». Ils sont nombreux, souvent indisciplinés, jamais impliqués et surtout participent activement à la perte des droits et libertés des autres motocyclistes québécois.

Alors, devant cette situation, devrions-nous adopter une attitude complaisante, diraisje, devrions-nous être Laxistes envers ces menaces qui sont autant internes qu’externes. Non, il m’apparaît des plus urgents de se serrer les coudes, de s’impliquer, de participer à la mesure de nos capacités à la défense de nos droits et libertés.

En conclusion, peut-être que le virus du laxisme a atteint la première couche des motocyclistes, les impliqués. Ne sommes nous pas tolérants à l’excès envers ces Je m’en Foutistes? Peut-être sommes-nous des impliqués laxistes? Se poser la question est peut-être trouver la réponse.

NDLR c’était en 2002

********* Les membres du CAPM remercient la direction de la Fédération Motocycliste du Québec (FMQ), de nous avoir permis d’envoyer cette édition spéciale de La Griffe du Loup à tous leurs membres. La Griffe du Loup de mai précède et surtout annonce la date et l’endroit de l’événement le plus important dans le monde de la Moto au Québec: La Journée du loup. En nous permettant de l’envoyer à tous ses membres, la FMQ nous permet d’atteindre un plus grand nombre de motocyclistes. Ceci nous permet d’espérer une plus grande mobilisation et une visibilité accrue pour cet événement unique.